Partenariat National de l'Eau - PNE - Burkina Faso LES TROPHÉES DE L’EAU LE 02 DÉCEMBRE 2016
 

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Le PNE-BF AMENAGE DES PISTES DE TRANSHUMANCE TRANSFRONTALIERE DANS LA PROVINCE DU GOURMA

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « « Eau au service de la croissance et de la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier de la Mekrou », le partenariat National de l’eau du Burkina Faso a mis en œuvre un projet de démonstration sur l’« Aménagement de pistes de transhumance Transfrontalière dans la province du Gourma ». Sur la base du constat d’une dégradation généralisée de l’environnement et de l’amenuisement des ressources en eau dans le bassin versant de la Mékrou , les pays riverains se sont engagés dans une initiative Régionale. Cette initiative, intitulée « Eau au service de la croissance et de la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier de la Mekrou », bénéficie de l’Appui Technique du Partenariat Ouest Africain de l’Eau (GWP-AO) et le soutien financier de l’Union Européenne. Suite aux conclusions de l’étude " Situation de la ressource en eau de la portion de la zone du projet Mékrou au Burkina-Faso", l’équipe du projet Mékrou a retenu des idées de projet. Eu égard au fort potentiel agropastoral de la province du Gourma, du poids socio-économique des activités pastorales et des risques de conflits entre utilisateurs des ressources naturelles et de dégradation accélérée desdites ressources, le "Projet de démonstration de l’aménagement de pistes de transhumance transfrontalières dans la Province du Gourma" a été retenu au Burkina-Faso. Il faut rappeler que l’élevage contribue de manière déterminante à l’économie nationale à hauteur de 18% du PIB et de 26% des recettes d’exportations et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.
Le projet « Aménagement de pistes de transhumance Transfrontalière dans la province du Gourma » a pour but d’apporter sa contribution en agissant sur le couloir Gabondi- Tassiéri- Piéga -Datougou - Kouyargou –Boadéni- Nassougou- Bambambou- Kodjini long de 125 km environ. Ce travail viendra compléter les efforts précédents du PICOFA et de la SNV (PRPT) sur les couloirs 2/2’ et 3 de la CEDEAO et rendre beaucoup plus aisé l’exercice de l’élevage pastoral dans ce grand espace que se partagent en commun les provinces du Gourma et la Tapoa. Le travail de sécurisation de couloir comprend un portefeuille d’activités aussi nécessaires les unes que les autres.
C’est ainsi que dans le cadre de ce projet trois (3) aires de repos ont été aménagé :
 L’AIRE DE REPOS DE PIEGA de 300m de rayon. Elle contient la route nationale Fada-frontière du Niger. Pour l’établir il a fallu déplacer des champs des riverains.
 L’AIRE DE REPOS DE POGNINKOLI de 500m de rayon.
 L’AIRE DE REPOS DE KOUYARGOU de 500m de rayon

L’équipe communale pluridisciplinaire a organisé des séances d’animations, de concertations avec la population dans huit sites situés sur le long du couloir de transhumance et dans les villages abritant les aires de repos. La mission principale était d’expliquer aux populations les raisons et nécessités profondes de la réalisation des infrastructures. Il était question d’amener les populations à comprendre et adhérer au projet. La sensibilisation et la négociation ont abouti à l’identification des limites des couloirs et des aires de repos et les sites des points d’eau.
Le projet a été perçu par les intervenants comme hautement pertinent pour la région dans sa lutte contre les conflits entre agriculteurs et éleveurs et correspond à la vision du projet Mekrou et du PNE-BF
Le projet a répondu à ses obligations contractuelles avec l’implication des acteurs (haut-commissaire, maires et services déconcentrés..). C’est ainsi que le projet a atteint tous les résultats escomptés (étude diagnostique des états de lieux, sensibilisations, balisages des aires de repos).
En terme de Recommandations générales il s’agit de :
1. créer deux autres points d’eau (à défaut un point d’eau) afin que chaque aire de repos puisse regorger d’un point d’eau pour qu’elles répondent à leur vocation ;
2. baliser le couloir de la tapoa pour faciliter la sortie du bétail de la région ;

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